Les sites remarquables

L’église de Rignieux le Franc

L’église actuelle est sous le vocable de Saint-Paul, la paroisse dépendant alors du chapitre de Saint-Paul de Lyon qui possédait également une grande partie du territoire.

Elle est de conception romane mais a été profondément remaniée au cours des siècles. A l’origine le chœur était plus petit et deux arcs romans le flanquaient au nord et au sud.

L’église de Rignieux Le Franc possédait initialement quatre chapelles : l’une voutée de style romane cachée actuellement au nord de l’autel, la chapelle de la Vierge, et deux chapelles dédiées à Saint-Paul et au Sacré-Cœur.

Le chœur était éclairé par une grande fenêtre à l’est et une petite au sud.

La date de 1579 inscrite sur une pierre d’angle vers le chœur témoigne d’une première transformation de l’église de Rignieux-Le-Franc. Le clocher octogonal surmonté d’un dôme à trois cloches dont parle l’abbé Evieux avant la révolution, doit dater de cette époque, ce qui expliquerait les travaux de renforcement réalisés dans l’église pour supporter le poids du clocher, construction de piliers à différents endroits l’un dissimulant une chapelle et deux autres masquant les arcs romans. En outre, l’abbé Evieux note la présence d’une tribune qui existait au fond de la nef et donnait accès au beffroi du clocher.

Suite à une ordonnance du révolutionnaire Albitte, le clocher de Rignieux Le Franc fût détruit le 14 août 1792 (comme tous les clochers des églises). En 1813 il est reconstruit tel que nous le connaissons aujourd’hui et la commune achète une cloche. En 1835, Marie Anne Sophie Jacob finance l’agrandissement de la nef et la construction d’une chapelle, la chapelle Notre-Dame au sud.

Les statues de saint Roch et saint Sébastien provenant de Samans en 1829 sont placées à l’extérieur (voir photo de 1902). En 1846, la commune de Rignieux achète une deuxième cloche. En 1847, la sacristie est à son tour agrandie. Les vitraux de l’abside et de la chapelle Notre-Dame sont posés en 1849 et celui de la chapelle Saint-Paul vingt ans plus tard.

En 1974, sont entrepris des travaux de restauration, un dégagement des charpentes et des maçonneries, ainsi qu’une réfection des dallages. Les deux statues de saint Roch et saint Sébastien sont replacées à l’intérieur de l’édifice, celle de la « Vierge au manteau » est installée sur un socle d’une ancienne croix à côté de la tombe de Marie Anne Sophie Jacob, à l’emplacement de l’ancien cimetière de Rignieux Le Franc.

Photos de la nef et des statues visibles ici.

 

Objets d’art issus de la paroisse

Le 17 juillet 1991, la paroisse déposa à la Conservation Départementale des Musées de l’Ain, qui dépend du Conseil Général de l’Ain, trois objets de valeurs :

 

Le sarcophage paléochrétien

Le musée du Louvre conserve un sarcophage paléochrétien, datable du IVème siècle, en marbre blanc à grain fin provenant de Rignieux-Le-Franc.

Seule la face antérieure est sculptée, elle représente le Christ enseignant à ses apôtres.

Le sarcophage provient de la propriété de Roy à Fontaines-sur-Saône appartenant à l’archevêque de Lyon, Alphonse du Plessis de Richelieu, frère du Cardinal de Richelieu (1640).

Initié à l’art antique par l’érudit et collectionneur Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, l’archevêque s’était rendu à Arles pour admirer les célèbres sarcophages des Alyscamps. Quelques années plus tard les Arlésiens voulurent l’honorer en lui faisant parvenir à Lyon trois sarcophages remarquables. En 1648 un neveu de Peiresc lui en offrit un quatrième découvert près de Hyères.

Après la mort de l’archevêque en 1653, les sarcophages du domaine de Roy ont connu des sorts divers. L’un, orné d’une figure de Christ entouré de ses apôtres, a été transporté à Rignieux-le-Franc, puis acquis en 1864 par le musée du Louvre.

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Sarcophage de Rignieux le Franc (© Antiquité tardive / Flickr)

D’autres photos sont visibles sous ce lien.

 

La croix calvaire

 

Cette croix calvaire date du XVème siècle, on retrouve sur chaque face au dessus des écus des chiffres, qui donnent 1.4. ?. 8, ce qui laisse à penser qu’il s’agit de la période de réalisation de ce monument.

Rignieux le Franc apparaît comme seigneurie au XIIème siècle, dépendant de Villars, en 1423, le dernier seigneur de Villars vend au Comte de Savoie tout son domaine. La date inscrite, et l’écusson de Savoie gravé à la base de la croix, indiquent une fourchette chronologique qui reste à affiner par l’héraldique.

On n’en parle qu’en 1833 avec la visite de Monseigneur Devic, Evêque de Belley. Le déclarant comme un des plus beaux monuments du département, il ordonne de faire réparer la base et les marches de la Croix.

A cette époque cette croix se trouvait près de la forge, son emplacement devenant gênant, elle fût déplacée en 1876 après un échange de terrain avec un habitant de la commune de Rignieux Le Franc.

En 1962, la Municipalité décida la construction de la salle des fêtes, ce qui entraîna un autre déplacement vers son emplacement actuel, à l’entrée de la rue de l’Eglise.

Cette croix a été classé au titre des Monuments historiques depuis le 3 avril 1914, elle est un bien précieux pour la commune.

 

 

Le square Pierre ESCALIER

 

Le Conseil Municipal des Jeunes de Rignieux le Franc a choisi d’aménager le square Pierre ESCALIER afin de doter le centre du village d’une aire de jeux pour les enfants.

L’inauguration de cet aménagement a eu lieu le dimanche 26 juin 2011 en présence, bien sûr du CMJ, mais aussi des parents et villageois.

Au total, 4 jeux différents ont été installés : balançoire, cheval à bascule mais aussi tourniquet et table de ping-pong.

Des fleurs ont également été mises en place avec le concours du comité de fleurissement.

Petit rappel de sécurité, les jeux sont adaptés aux enfants de 2 à 12 ans et placés sous la surveillance des parents.